La situation en Centrafrique est toujours préoccupante. En effet, les exactions continuent dans plusieurs localités à l’intérieur du pays. Ainsi, pendant près de deux semaines, les hordes de la tristement célèbre Séléka se sont installées à Sibut, à 180 km au nord de Bangui, où elles ont semé la terreur et la désolation par des actes de tueries, de pillages et de viols à l’encontre des populations non musulmanes. Toutefois, après le déploiement des forces de la Misca, soutenues par Sangaris et décidées à en découdre, les pilleurs ont fui cette localité où les populations s’étaient réfugiées en brousse pour certaines, à l’église pour d’autres quand elles ne s’étaient pas terrées chez elles, afin d’échapper aux exactions.
Il est désormais impératif de ne faire aucune concession à ces hors-la-loi qui continuent de plonger les populations dans le désarroi
Dans cette grisaille centrafricaine où on a envie de voir des éclaircies porteuses d’espoir grâce à cette intervention de la Misca, c’est un signe de progrès sur le terrain, et il faut espérer que les autorités, avec l’appui des forces étrangères, gardent ce cap avec encore plus de fermeté, tant vis-à-vis des Séléka que des anti-balaka. Car, à l’évidence, ces deux entités sont les frères siamois centrafricains qui ont été à l’origine du chaos qui règne aujourd’hui en RCA.
Aussi, après ce qui apparaît comme une erreur de les avoir intégrés dans le nouveau gouvernement, il est désormais impératif de ne faire aucune concession à ces hors-la-loi qui continuent de plonger les populations dans le désarroi, et qui ont fini de convaincre qu’ils ne comprennent que le langage de la force. La violence répond à la violence quand le bon sens a définitivement quitté les esprits.
Face à ce qui s’apparente à une sinécure, l’une des voies de réussite pour la présidente Catherine Samba-Panza passe non seulement par le renforcement des effectifs sur le terrain, mais aussi par la capacité à anticiper les mouvements des Séléka et des anti-balaka. Cela suppose un déploiement d’effectifs encore plus importants sur le terrain.
Aussi, la mission des Nations unies qu’elle appelle de tous ses vœux, et qui apparaît aujourd’hui comme la principale force à même de répondre aux exigences du moment et de la situation en termes d’importance des moyens matériels, logistiques, humains et financiers, devra aussi être dotée d’un mandat de protection des populations qui l’autorise à utiliser la force contre les fauteurs de troubles. Rien ne sert d’aller parlementer avec des gens qui n’ont pas le sens du dialogue ou qui n’y sont même pas disposés.
L’envoi de casques bleus semble aujourd’hui la panacée
Or, aujourd’hui en RCA, il faut parer au plus pressé et au plus urgent pour arrêter les violences et les exactions sur les populations, et rétablir l’ordre et la sécurité. Cela est d’autant plus nécessaire que la situation a tendance à se dégrader de jour en jour, rendant l’équation chaque jour encore un peu plus compliquée.
Certes, les difficultés à traduire cette fermeté en actes sur le terrain ne manquent pas. La preuve, la Misca et Sangaris, malgré leur bonne volonté et l’abnégation de leurs troupes sur le terrain, ont jusque-là échoué à réduire ces perturbateurs et leur capacité de nuisance à leur plus simple expression.
Pourtant, le psychodrame qui se joue en Centrafrique doit impérativement prendre fin. Si le prix à payer passe par la fermeté, il ne faudrait pas hésiter, un seul instant, à mettre définitivement hors d’état de nuire, tous ces trublions qui tirent profit de cette situation chaotique et qui installent le pays dans la terreur et l’anarchie. Dût-on passer par des représailles ciblées, des fouilles systématiques, des patrouilles nocturnes pour la sécurisation des quartiers tant que cela est possible.
Déjà que l’Etat lui-même est en déliquescence avec une administration à reconstruire, l’envoi de casques bleus semble aujourd’hui la panacée pour atteindre cet objectif.
Une chose est sûre, il urge d’enrayer la violence en RCA.
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